17/11/2017

À la rencontre de Christian Kramer, champion en titre du Triathlon de l’Alpe d’Huez !

Christian Kramer Alpe d'Huez Triathlon

Christian Kramer nous a impressionné. Pour sa première participation au Triathlon de l’Alpe d’Huez L, le triathlète allemand a immédiatement pris la mesure de la course et géré à la perfection son effort pour finalement s’imposer de magnifique manière. Nous avons profité de la trêve hivernale pour poser quelques questions à Christian, un triathlète très sympa qui a tout de suite séduit le public et l’organisation durant la 12ème édition. Rencontre. (pics : Cyrille Quintard / Christophe Guiard)

Quel âge as-tu ? D’où viens-tu et où vis-tu actuellement ?

J’ai eu 34 ans en Septembre et je vis avec ma famille au sud de Leipzig (Est de l’Allemagne) dans un petit village appelé Göthewitz.

Quelle est ton histoire sportive ?

Je viens de la natation. C’est le seul sport que j’ai pratiqué jusqu’à mes 15 ans, mais je n’avais pas le niveau pour continuer plus sérieusement. Cependant je ne voulais pas arrêter complètement le sport et je me suis tourné vers le Lifesaving, une discipline très populaire en Australie. J’ai même participé à différentes compétitions comme le Championnat du Monde avec mon club etc. 2005 fût ma première saison de Triathlon, durant laquelle j’ai principalement participé à des distances Sprint et Olympique de la Bundesliga. En 2007 j’ai pris part à mon premier half Ironman et en 2009 j’ai terminé 2ème de mon premier Ironman à Madison/WI – USA. Depuis ce moment-là, je suis accroc à la distance Ironman et j’essaie de devenir l’un des meilleurs triathlètes sur cette distance.

Tu as réalisé l’une de tes plus impressionnantes performances à Francfort en 2014 avec un temps fabuleux de 07:54:31 ? Et pourtant tu es particulièrement à l’aise en montagne également. Quel type de course préfères-tu ?

Même si je vis dans une région plate, j’apprécie vraiment la montagne. Quand il y a du dénivelé sur le parcours cycliste, la course devient beaucoup plus honnête. Quand c’est totalement plat et qu’il fait un temps correct, alors il n’y a pas grand-chose à attendre.

Que représente pour toi l’ascension de l’Alpe d’Huez ?

L’ascension est connue dans le Monde entier. Je dirais que tout cycliste a entendu parler de la mythique ascension et a la chair de poule à l’idée de la grimper. C’est comme lorsque vous dîtes ‘Wimbledon’ : tout le monde sait que vous parler de tennis. Si vous dîtes ‘Alpe d’Huez’, il s’agit de cyclisme.

Première participation : première victoire. Est-ce que le Triathlon de l’Alpe d’Huez s’est déroulé comme tu l’imaginais ?

Comme je l’ai précisé avant, j’aime grimper. C’était difficile, mais pas plus dur que ce à quoi je m’attendais. La seule chose que tu ne peux pas préparer si tu ne vis pas dans les montagnes sont les descentes rapides. Je crois que je vais devoir améliorer cela. Donc la course s’est déroulée comme je l’imaginais… J’essaie toujours de donner le maximum et de gagner si possible.

Avais-tu préparé la course spécifiquement ?

J’ai réalisé la plupart des sessions pour travailler la force sur vélo d’intérieur, car la côte la plus longue près de chez moi ne dure que 10min et se situe à environ une heure à vélo. Il était donc plus facile de s’entrainer indoor pour la puissance, et cela me permet aussi de ne pas perdre de temps. Mais quand je suis en montagne et que le temps le permet, je préfère toujours rouler à l’air libre.

On dit souvent que les triathlètes allemands affectionnent plus les courses « roulantes » comme Roth. Qu’en penses-tu ? Verrons-nous plus de tes compatriotes à l’Alpe d’Huez dans les prochaines années ? (en 2017, pour la première fois, près de 100 triathlètes allemands étaient inscrits au Triathlon de l’Alpe d’Huez).

J’aimerais vraiment voir plus d’allemands participer à des courses comme le Triathlon de l’Alpe d’Huez, car on dit toujours qu’ils sont forts à vélo, mais affronter de longues ascensions de plus d’une heure est un effort bien différent à des courses comme Roth.

Patrick Lange, Jan Frodeno, Sebastian Kienle, Boris Stein… L’Allemagne est indéniablement la nation dominante sur la planète Ironman en ce moment. Vois-tu une raison particulière à cela ?

Pour être honnête, je n’en ai aucune idée. Ce n’est pas facile d’être un triathlète allemand en ce moment. Même si tu fais un top 10 à Kona, il se peut que tu ne sois que le 5ème allemand et personne ne valorise alors ce super résultat. Il y a quelques années les australiens dominaient avec Crowie, Macca et Pete Jacob. En ce moment ce sont les allemands qui sont à leur avantage sur beaucoup d’épreuves.

Quel conseil donnerais-tu à un triathlète participant pour la première fois au Triathlon de l’Alpe d’Huez ?

Il faut se préparer aux longues ascensions et garder de l’énergie pour la course à pieds, qui est piégeuse et sous-estimée. Ce parcours est difficile à cause de l’altitude et si vous atteignez le ‘mur’ dès la T2, alors votre course à pieds peut devenir interminable.

Quel est ton programme en 2018 ? As-tu l’intention de venir défendre ton titre dans les Alpes ?

Pour le moment je profite de la coupure, car ma dernière course était à l’Ironman de Malaisie. Je vais essayer de fixer mon calendrier début décembre et je pense sérieusement à venir défendre mon titre à l’Alpe d’Huez.

Si tu devais résumer le Triathlon de l’Alpe d’Huez en 1 seul mot, quel serait-il ?

‘Must-do’ !

 



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