31/03/2016

Les secouristes du Triathlon EDF Alpe d'Huez

Les secouristes du Triathlon EDF Alpe d'Huez

Depuis la première édition, les Sauveteurs Secouristes Grenoblois, association affiliée à la Fédération Française de Sauvetage et Secourisme, sont en charge de l'assistance médicale sur le Triathlon EDF Alpe d'Huez. Durant l'édition 2015, Le Dispositif Prévisionnel de Secours ( DPS ) a été filmé sur ses différentes interventions (pour voir la vidéo cliquez ici). Amis triathlètes, voici une vidéo éloquente quant au dévouement et à la passion de ces hommes et de ces femmes bénévoles qui veillent à votre sécurité durant la course : un travail de l'ombre qui mérite d'être pleinement remercié et reconnu. Sébastien Deutsch, président de l'association, nous donne plus de détails sur l'action menée chaque année sur l'épreuve.

Quelle est la responsabilité des Sauveteurs Secouristes Grenoblois ?

Premièrement, nous devons dimensionner le Dispositif Prévisionnel de Secours. Nous devons prévoir les secours et les moyens nécessaires et suffisants à l'événement. Deuxièmement, durant la course, comme Association de Sécurité Civile, nous assumons la totalité des Secours liés à la course, sauf en cas d'impossibilité d'accès ou de besoin technique spécifique (nous faisons alors appel aux services publics de santé).

Concrètement, combien êtes-vous le jour de la course ?

Notre équipe est composée de 24 secouristes bénévoles (dont 2 infirmières), de 4 médecins urgentistes (ils seront 5 en 2016). Les médecins se déplacent en moto par soucis de mobilité. Nous disposons également de 3 voitures et de 3 ambulances, qui suivent la progression de la course depuis la sortie de l'eau. Une secouriste permanencière se charge de bien répartir les équipes en temps réel depuis le PC à l'Alpe d'Huez et gère le téléphone d'urgence (IMPORTANT : ce numéro exclusif est écrit sur chaque dossard).

Quelles sont les interventions les plus courantes sur le Triathlon EDF Alpe d'Huez ?

Nous traitons différents problèmes et pathologies suivant les disciplines. Sur la partie natation, il s'agit de problèmes respiratoires (athlètes ayant inhalé de l'eau généralement), mais aussi de cas d'hypothermie dus à la température de l'eau. Il y a également de la petite traumatologie liée au départ ou à la transition. La traumatologie lourde est inhérente à la partie cycliste, avec des chutes à grandes vitesses pouvant entrainer des fractures (rachis, jambes, épaules...). Mais à vélo, l'hyperthermie fait déjà son apparition et peut entraîner des troubles de la vigilance provoquant des accidents. La déshydratation est la pathologie la plus sérieuse à laquelle nous avons à faire. Nous intervenons sur le vélo, mais surtout durant la course à pied. Rappelons qu'une grave déshydratation peut entraîner la mort, pour cette raison il est important d'assister les triathlètes affectés le plus rapidement et efficacement possible.

Quel est l'engagement de l'organisation sur l'aspect sanitaire et médical?

L'organisation ne transige pas sur cet aspect. Son objectif n'est pas de simplement respecter ses obligations légales, sinon de disposer d'une équipe totalement autonome et efficace. En moyenne, sur chacune des épreuves CD et LD, nous prenons en charge entre 30 et 40 personnes victimes de déshydratation (de 40 a 60 litres de sérum physiologique). Ces athlètes, en cas normal, devraient être hospitalisés. Notre intervention évite cette issue et les innombrables frais et complications que cela entrainerait. Cette autonomie a un coût. C'est pourquoi un budget très important a toujours été consacré au dispositif de secours. L'organisation assume les dépenses suivantes : frais de l'association, médecins, perfusions, cathéters veineux, soluté, médicaments.

Avez-vous une recommandation pour les participants ?

Il faut s'hydrater régulièrement ! Et ne pas aller au-delà de ses limites.



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