15/04/2016

Rencontre avec Arnaud Guilloux, vainqueur 2015

Rencontre avec Arnaud Guilloux, vainqueur 2015

Allez... soyons sincères, Qui aurait parié sur une victoire d'Arnaud Guilloux lors de l'édition 2015 du Triathlon EDF Alpe d'Huez ? La domination et le panache du breton lors de l'épreuve ont été une belle surprise ! En 2016, ce sympathique triathlète viendra défendre son titre, avec une toute autre pression ! Arnaud nous a gentiment répondu à quelques questions afin de mieux cerner le premier français à avoir écrit son nom au palmarès de la course.

Quelle est ton histoire sportive ?

J'ai commencé par la natation quand j'étais petit. Simplement pour avoir une activité sportive. Mais au collège, je suis rentré en Sport Études. En fin de quatrième, j'ai alors découvert la course à pieds. Je faisais surtout des cross. Puis je suis revenu à la natation avec un bon souvenir en 2007 quand je suis devenu Champion de France N3 (50/100/200 Brasse, 200 4N). J'ai mis le sport entre parenthèses en allant étudier à Morlaix pendant deux ans. Mais mon colocataire était cycliste et a fini par me convaincre... j'ai commencé le vélo en 2008, discipline dans laquelle j'ai atteint le niveau Elite.  Ma progression a été stoppée par une déchirure musculaire. Une blessure qui m'a donné l'opportunité de goûter à mon premier triathlon,  sans pression. C'était au Championnat de Bretagne à Locquirec en 2012, sur distance S. Je termine 5ème et quatrième breton.

Parle-nous de ta saison 2015 et de "l'après Alpe d'Huez"

2015 était ma première saison sur longue distance, donc je suis ravi par mes résultats, par ma victoire à l'Alpe d'Huez mais aussi par mon titre de vice-champion de France. Plus c'est long, plus je me sens bien. Mais après l'Alpe d'Huez, j'ai senti le besoin de couper. J'étais fatigué. Mais j'ai tout de même obtenu une bonne 5ème place à Royan en Septembre.

En 2016, quels sont tes objectifs ?

Je débuterai sur distance Ironman ! Mais d'abord, je vais lancer ma saison sur le 70.3 Aix en Provence.  Puis ce sera Alpe d'Huez, Embrun et en fin de saison pourquoi pas l'Ironman Gales bien qu'une sélection en équipe de France pour les Championnats du Monde me ferait particulièrement plaisir.

Quelle reconnaissance t'a donné cette fameuse victoire sur la 10ème édition?

Du fait de la notoriété de la course et de sa couverture médiatique, cette victoire a tout changé pour moi, et m'a ouvert de nombreuses portes. Plusieurs marques m'ont contacté, et j'ai la chance de pouvoir désormais compter sur l'aide de Mako, Kiwami, Scott (vélo + chaussures), Compressport, Osymetric et même mon employeur Airbus.

Comment as-tu fait la différence ce jour-là ?

Je pense que j'ai réalisé une partie vélo idéale. J'ai bien géré à tout moment. Dans Ornon et dans l'Alpe d'Huez, j'aurais pu donner un peu plus. Mais j'étais dans mes temps. Sincèrement je ne pensais pas gagner. Pascal, mon entraineur, y croyait. J'ai fait ma course sans trop me soucier des autres. Je ne connaissais même pas James Cunnama ! Je suis resté calme à pieds et j'ai eu du mal à réaliser que j'allais gagner. Souvent, avec ma compagne, nous regardons le reportage de Sport+. J'ai toujours des frissons en voyant les images.

Comment t'es-tu préparé pour les Alpes en Bretagne?

Bien sûr, les ascensions n'ont rien à voir, mais le relief de la Bretagne est loin d'être plat. Je m'entraine souvent dans les Monts d'Arrée. Mon expérience en montagne était très limitée. J'avais roulé une semaine en Corse en 2014 et j'avais fait un long entrainement dans les Pyrénées (Tourmalet et Hautacam) quelques semaines avant la course.

Premier français, mais aussi premier triathlète avec roue lenticulaire à l'emporter sur le Triathlon EDF Alpe d'Huez... pourquoi ce choix technique ?

Je n'ai pas hésité. Je roule toute l'année en course avec une roue lenticulaire. J'y suis habitué. Toute la première partie du segment cycliste jusqu'à l'Alpe du Grand Serre est très rapide et roulante. On atteint des vitesses folles. Le gain de temps est considérable. Même la première ascension est très roulante et ne pose aucun problème. En fait, mon seul doute concernait le freinage, bien moins efficace dans cette configuration. Mais finalement ça passe !

Un conseil simple et basique pour tous les participants ?

Il faut penser à s'alimenter constamment, tout au long de la course. Bien manger. Bien boire. Et ne pas hésiter à s'arrêter aux ravitaillements. C'est juste fondamental.  

Fiche "technique"

Nom : Guilloux

Prénom : Arnaud

Date de naissance : 29/09/88

Profession : Airbus (défense)

Originaire de : Brest (Finistère), vit à : Brest

Club : Rennes Triathlon

Entrainement favori :  en vélo 3*25min allure Half Ironman avec transition à pieds 1h10 (toujours allure Half)... le genre d'entrainement avec une bonne moyenne finale au compteur !

Entrainement détesté : à pieds 3*5000 !

Surnom : "Le Grand"

Entraineur : Pascal Redou



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