29/11/2016

TRI-STORIES : Benoît Lagneux

interview Benoit Lagneux Triathlon EDF Alpe d'Huez

Cette saison, nous avons décidé de mettre en avant des triathlètes populaires qui incarnent parfaitement les valeurs du Triathlon EDF Alpe d’Huez. Nous débutons cette première série de “focus” inédits par une petite interview de Benoît Lagneux, un journaliste sportif mordu de course à pied qui a franchi la ligne d’arrivée de notre épreuve M pour la deuxième fois cet Été.

Qui es-tu Benoît ?

J’ai 31 ans, je suis originaire de Bourgoin-Jallieu dans l’Isère. Je suis journaliste au Dauphiné Libéré depuis 10 ans et je collabore également avec le magazine spécialisé Ski Chrono. Je m’occupe de différentes disciplines comme le hockey, le ski freestyle mais je couvre également l’actualité du nageur Jordan Pothain et des triathlètes Dorian Coninx et Julien Loy (aujourd'hui retraité). Ces derniers m’ont fait découvrir le triathlon.

Quelle est ton histoire sportive ?

J’ai toujours fait du sport. Après de nombreuses années de natation, j’ai pratiqué le cyclisme sur route. Mais c’est sous l’influence de ma compagne Julie que je me suis mis à la course à pieds. Je suis devenu accroc à ce sport. Je cours des trails, semi et marathons (PB: 1h36 et 3h27).

Comment en es-tu arrivé à t’aligner sur le Triathlon EDF Alpe d’Huez ?

J’avais déjà couvert la course plusieurs fois pour le Dauphiné Libéré. Cela me démangeait de m’y attaquer moi-même. J’ai toujours pensé qu’il n’y avait rien de plus beau que de voir l’émotion des triathlètes, leur petit rictus caractéristique au moment de franchir la ligne. On peut percevoir la notion de victoire intime, de quête physique et mentale. On voit bien qu’il ne s’agit pas de se mesurer aux autres sinon de lutter contre soi-même. Moi aussi, je voulais vivre ce défi personnel.

« Moi aussi je voulais vivre ce défi personnel. »

Comment as-tu préparé ta course cette année ? Avais-tu la moindre appréhension ?

Disons que j’avais la boule au ventre, comme sur le marathon. Cependant, je n’ai pas éprouvé de peur particulière. Mon plaisir est le principal objectif, avec tout de même l’envie de terminer dans de bonnes conditions. Ma satisfaction personnelle est celle d’un anonyme entre les anonymes. Ma préparation, pour être honnête, a été un peu conditionnée par mon métier et aussi par ma vie de famille puisque j’ai un petit garçon d’un an et demi. Mais j’avais la base en natation et en course à pied. J’ai donc juste roulé un petit peu plus qu’à l’accoutumée.

Et donc… Comment s’est déroulée ta course ?

Nous étions trois potes au départ, avec des profils très différents. Il y avait donc une certaine curiosité pour savoir ce qui allait se passer. En natation je n’ai pas eu de soucis. Le « coup de moins bien » est venu à vélo. J’ai du mal à supporter la chaleur, et j’ai énormément subi. Heureusement en course à pieds mes parents étaient là pour me soutenir moralement. L’arrivée fût une délivrance, un moment à part. Les mains se tendent vers nous, l’ambiance nous submerge. On voit sans voir durant ces 4 ou 5 secondes qui restent gravées dans nos mémoires. Et puis rapidement, on se projette déjà dans un prochain défi !

« Ces 4 ou 5 secondes qui restent gravées dans nos mémoires »

Quel sera ton prochain objectif, justement ?

Nous avons fait une sorte de pacte avec ma compagne Julie : terminer un Ironman. Cela parait tellement loin encore. Le chemin sera long et il faudra m’améliorer petit à petit. À moyen terme, j’aimerais aussi participer au format long du Triathlon EDF Alpe d’Huez.

Aurais-tu un conseil pour les débutants sur notre épreuve ?

Pour ma part, je privilégie l’entrainement à l’instinct. Je garde en tête que l’objectif est avant tout de se faire plaisir, à l’entrainement aussi. Je crois que cette notion est importante. En tout cas, pour moi c’est un état d’esprit fondamental.

Comment résumer l’événement en un mot ?

Le MYTHE. Les 21 virages, le Tour de France… Les plus grands sont passés par là !



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