21/03/2017

TRI-STORIES #4 : les voix du Triathlon de l'Alpe d'Huez évoquent leurs meilleurs souvenirs de la course

TRI-Stories alpe d'huez Triathlon : the speakers

Voici deux figures emblématiques du Triathlon de l'Alpe d'Huez ! Nos deux speakers Hervé Demougeot et Christophe Dallery sont des grands fidèles de la course, animant chaque année l'événement avec passion et exigence. Il était temps de mettre en avant ce duo de professionnels au statut si particulier, dans un nouvel épisode de nos TRI-STORIES. Cette fois-ci, nous avons demandé à chacun de nos 2 acolytes de nous raconter leur souvenir le plus marquant des 11 éditions passées. Nous en profitons pour leur adresser un grand merci ! Vous êtes les voix du Triathlon de l'Alpe d'Huez.

Christophe Dallery

" Exercice très difficile que de choisir un souvenir parmi ceux collectés en 10 ans d’animation et plus de 25000 coureurs accueillis sur la ligne d’arrivée …

Alors je dirai, d’une manière générale, tous ces athlètes qui viennent à bout de cette épreuve : les néophytes de la pratique qui se lancent sur le M ou le duathlon, les plus expérimentés qui se sont préparés à relever le défi du L et bien sur les enfants, débutants ou plus aguerris, qui donnent toute leur énergie sur leurs parcours.

Devenir « Finisher » à l’Alpe d’Huez, c’est souvent d’abord beaucoup de sacrifices pour se préparer, de week-ends en famille ou avec les amis reportés à « après ». Puis il y a cette tension et cette appréhension dans le parc à vélo du Verney, encore plus marquée pour les athlètes du L, avant de se lancer pour la « Grande Journée ». Vient ensuite l’arrivée à T2 après parfois déjà des heures d’effort et les boucles de courses à pied avec le soutien de la famille, des amis, des anonymes avant la délivrance : la moquette bleue synonyme d’arrivée. 

C’est là que se mêlent joie, sourires, parfois des larmes, avec la satisfaction du devoir accompli.

Et c’est là que j’aime aller les voir, ces athlètes anonymes ou ces champions reconnus, les féliciter, leur demander un petit mot et leur permettre de partager leur bonheur avant d’aller « refaire le monde » avec les autres.

Et c’est comme ça jusqu’au dernier, accueilli en héros, souvent à la nuit tombée par les autres héros de la semaine : les bénévoles et leur sourire, présents pendant 5 jours, qu’il pleuve (parfois) ou qu’il fasse soleil.

Ce sont toutes ces personnes qui font le Triathlon de l’Alpe d’Huez !"

Hervé Demougeot

"J'ai la chance d'être là depuis le début de l'aventure du Triathlon de l'Alpe d'Huez (j'ai travaillé huit ans à l'Office de Tourisme),  et même lorsque ce n'était encore qu'une idée dans la tête de Cyrille Neveu. Il y a donc une infinité de souvenirs et d'anecdotes qui me reviennent.  Des faits de course, par exemple, comme la fois où j'ai vu depuis la moto comment Yves Cordier déposait Marcel Zamora dans la montée de l'Alpe... Tout un symbole ! Même si évidemment les deux avaient des objectifs bien différents.

Mais c'est vraiment sur la ligne d'arrivée que l'on vit le plus de choses. Chaque triathlète a sa raison de participer au Triathlon de l'Alpe d'Huez. Il y a une histoire derrière chaque personne. Ce qui me plait à l'Alpe d'Huez, c'est que les gens savent que cela va être dur.  Il y a une authenticité et des valeurs que Laurence et Cyrille Neveu ont su conserver.

Je me rappelle d'une arrivée particulièrement émouvante. C'était sur le LD en 2012, vers la fin de course avec Christophe. On amusait le public pour maintenir l'ambiance. Puis une dizaine de hollandais s'est approchée. Ils attendaient calmement, avec un air assez solennel. Une dame de 50 ans est alors apparue dans la dernière ligne droite. Ils se sont tous mis à pleurer et tomber dans les bras l'un de l'autre en l'accueillant sur la ligne. Forcément, je me suis renseigné. Cette triathlète m'a alors expliqué que 5 ans auparavant, elle avait souffert d'un cancer du sein, et s'était promis de faire le Triathlon LD de l'Alpe d'Huez en cas de guérison.  En franchissant la ligne, elle a simplement mis le mot "fin" sur sa maladie.

Cette histoire reflète bien les valeurs et la  dramaturgie de l'événement. Vivre et partager ces séquences de vie, c'est pour ça qu'on commente. "



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