11/01/2017

TRI-STORIES : Katherine Verwaerde

portrait de la triathlète Katherine Verwaerde, participante du Triathlon EDF Alpe d'Huez

Notre série de portrait de triathlètes TRI-STORIES continue. Cette fois-ci, c'est Katherine Verwaerde (Team Verdon Oxygene) qui se prête au jeu. Nous sommes très heureux de vous présenter une sportive passionnée et engagée.

Qui est Katherine Verwaerde ?

Je suis originaire du Nord de la France, mais je suis arrivée dans les Alpes de Haute Provence il y a 16 ans avec mes trois filles. Je suis formatrice pour des BTS en alternance, en commerce et en gestion notamment. Je viens de m'installer près  d’Avignon où je travaille dans un nouveau centre de formation. En parallèle, je m'investis également auprès de Verdon Oxygène, l'association qui gère l'organisation du triathlon Natureman (7et 8 Octobre 2017). J'apporte mon aide sur la gestion des comptes, le secrétariat, les demandes de subventions. L'éco-responsabilité de la course me tient à cœur. Et bien entendu je suis bénévole durant la semaine de la course, pour le balisage et la gestion des inscriptions.

Quelle est ton histoire sportive ? Quel genre de triathlète es-tu ?

À l'origine, je ne suis pas sportive ! Je faisais juste un peu de footing. Puis en 2009, c'est mon compagnon, lui-même triathlète, qui m'a poussée à faire du triathlon. Mais jamais je n'avais nagé ou fait du vélo !  De mes premières années au Club de Manosque, je me rappelle sortir toujours dernière de l'eau.  Je participais essentiellement à des épreuves sprint. Puis j'ai décidé de courir le CD d'Embrun. Je me suis entrainée plus sérieusement et cela a vraiment été le déclic ; j'ai réalisé ma première bonne natation après trois ans de pratique ! Depuis, j'ai couru de nombreux triathlons longue distance. En Aout 2014, j'ai fait mon premier Ironman, à Vichy. J'essaie en général de me poser un gros objectif tous les deux ans.

Aujourd'hui, tu es bien plus qu'une simple triathlète, tu fais partie de l'organisation du Natureman mais tu es aussi arbitre. Cet aspect social du Triathlon est important pour toi ?

Oui bien sûr. Mais surtout je trouve cela très intéressant de découvrir notre sport sous tous ses angles. Cela m'apporte beaucoup. Il y a quelques années, j'ai rencontré Eric Amatteis, l'organisateur du Natureman, sur la course des Vannades à Manosque. Je me suis proposée comme bénévole, puis au fur et à mesure j'ai pris des responsabilités. J'en ai profité pour participer à mon premier triathlon longue distance lors de la première édition du Natureman.  J'aime l'ambiance du Triathlon en général, et j'ai voulu aller un peu plus loin ensuite. Je suis devenue arbitre de la Ligue Cote d'Azur. J'ai eu la chance de couvrir des épreuves telles que l'Ironman de Nice ou l'Embrunman. En 2017, je suivrai la formation pour être arbitre principale, j'accompagnerai donc un arbitre principal toute la saison en binôme. Je crois que c'est un plus quand les arbitres sont aussi triathlètes, cela facilite la compréhension de certaines situations.

"Je me suis toujours régalée sur cette épreuve."

Quelle est ton histoire avec le triathlon EDF Alpe d'Huez ?

Avant l'édition 2016, j'avais déjà fait 3 fois le Courte Distance de l'Alpe d'Huez. J'aime bien venir à "l'Alpe", et je me suis toujours régalée sur cette épreuve. Nous venons également faire la promotion du Natureman sur un stand, ce qui me permet de joindre l'utile à l'agréable. Mais l'an passé, à la recherche d'un objectif, je me suis dit qu'il était temps de m'attaquer au format longue distance.

Quel était ton objectif en 2016 ?

J'espérais faire entre 9h30 et 10h30, ce qui se révéla être tout à fait inabordable pour moi. J'ai tardé 10h48 dont 7h21 passées à vélo ! Je pense avoir cruellement manqué de préparation.

Comment as-tu vécu cette longue journée ?

Pour commencer, j'ai raté le départ ! Je suis partie en retard depuis la berge... Mais dans l'ensemble j'ai plutôt bien nagé, sans avoir trop froid. À vélo tout s'est bien déroulé... jusqu'à l'Alpe d'Huez. La montée fut un vrai calvaire (1h54). J'ai complètement explosé. Même si je n'ai pas mis pied à terre comme certains participants que je voyais monter en marchant, l'ascension m'a semblé interminable. J'étais désespérée et en entrant dans l'Alpe d'Huez, même si j'étais toujours dans la limite horaire, je pensais poser le vélo et abandonner. Mais au rond-point avant d'accéder au parc, mes parents m'attendaient. Ils étaient venus me faire la surprise. Trois heures de route juste pour venir me soutenir. J'ai fondu en larmes sous l'émotion. Je suis donc partie pour le semi-marathon, pleurant à chaque tour en croisant mes parents. Curieusement, la course à pied est plutôt bien passée et je n'ai pas trop peiné. Bien entendu, j'ai aussi vécu un beau moment sur la ligne d'arrivée, sous les encouragements d'Hervé (note : le speaker), de ma famille et des amis.

"Il y a une émotion très forte à vivre sur la ligne d'arrivée du Triathlon EDF Alpe d'Huez"

As-tu un conseil pour les triathlètes qui veulent s'attaquer à cette course ?

Il faut faire des bosses, des bosses et encore des bosses à vélo ! La course à pied ne me semble pas très difficile, même avec l'altitude, mais la partie cycliste peut être un enfer si tu manques d'entrainements.

Quels sont tes objectifs en 2017 ?

Ce sera une année moins intense comme triathlète. Je vais surtout m'impliquer dans l'organisation du Natureman et dans ma formation d'arbitre principale. Mais j'ai tout de même prévu de participer au SwimRun de Beaulieu-sur-Mer avec une amie.

Si tu devais résumer la course en 1 mot...

PUISSANTE. Il y a une émotion très forte à vivre sur la ligne d'arrivée du Triathlon EDF Alpe d'Huez.

 



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