11/07/2016

Yves Cordier au départ de la 11ème édition !

Yves Cordier au départ de la 11ème édition !

C'est un plaisir, un honneur et une grande fierté pour toute notre équipe d'accueillir une des légendes du Triathlon français sur cette 11ème édition. Monsieur Yves Cordier profitera de sa présence à l'Alpe d'Huez pour participer à l'épreuve Courte Distance le 29 Juillet. Le Manager Général d'Ironman France, entraineur de Jeanne Collonge (inscrite sur le Longue Distance) et quintuple vainqueur de l'Embrunman nous livre ses impressions. Retraité depuis 2002, il n'en reste pas moins un formidable compétiteur !

Ta passion pour le triathlon semble intacte ! Entraineur, directeur de course et athlète… Tu trouves encore le temps et l’envie de porter un dossard. Comment organises-tu ta vie autour du triathlon?

Aujourd'hui, mon travail concerne Ironman France en priorité. Ma seconde passion est d'entrainer, et la possibilité de partager mon expérience avec des triathlètes. Enfin, le triathlon c'est aussi un plaisir et dès que j'en ai l'opportunité, je prends un dossard. Le sport reste une hygiène de vie pour moi, mais je sais faire la part des choses et je sais où sont les priorités.

Quand as-tu participé au Triathlon EDF Alpe d’Huez? Quelle est ta relation avec la station ?

L'Alpe d'Huez c'est une destination un peu à part. Elle fait partie du patrimoine cycliste au même titre que le Mont Ventoux. J'ai eu l'occasion d'y monter pour accompagner des athlètes, ou bien lors d'entrainements, mais j'ai aussi participé au Triathlon Courte Distance en 2010. Par ailleurs, j'entretiens une très bonne relation avec l'organisation. J'ai beaucoup d'affection pour cet événement.

Toi qui a toujours brillé sur les courses montagneuses, comment qualifierais-tu la montée de l’Alpe d’Huez ? Est-elle si difficile ?

Disons que la montée de l'Alpe d'Huez rend le triathlon atypique. Mais il ne faut pas en être effrayé, même si la montée intervient à la fin du circuit cycliste. Aujourd'hui, la modernisation du matériel permet à tout le monde de pouvoir profiter de l'ascension. Je me rappelle qu'à mon époque, la première fois que j'ai grimpé l'Alpe d'Huez, c'était avec un braquet de 42*24. Bien sûr, il faut aimer ce type de challenge mais l'Alpe d'Huez est un rêve abordable.

Vas-tu suivre une préparation particulière pour l’événement ? Quels sont tes objectifs ?

Non, je ne vais pas suivre un programme particulier et je ne vais pas faire de préparation spécifique. Cela dit, en ce moment je roule beaucoup à vélo. J'ai la chance de suivre parfois Jeanne. Et je vais participer à l'Étape du Tour. En natation et sur le vélo, cela devrait aller ! Je n'ai pas vraiment d'objectifs en terme de place ou de chrono. Mais c'est important pour moi d'avoir le niveau suffisant pour ne pas subir la course et pouvoir prendre du plaisir.

Tu es le coach de Jeanne Collonge qui s’aligne de nouveau sur l’épreuve Longue Distance. Les techniques d’entrainement ont-elles beaucoup évolué depuis « ton époque » ?

Oui bien sûr les temps changent. D'un point de vue technique, nous travaillions déjà avec les données cardio, mais aujourd'hui on prête beaucoup d'attention sur les watts également. Le matériel, la nutrition, le suivi médical global et le mental sont des facteurs complexes que nous devons optimiser avec les athlètes. Pour ma part, j'ai mes propres méthodes, et je pense que la relation de confiance établie entre l'entraineur et son athlète est toujours un des principaux vecteurs de performance. Il est important que l'athlète puisse exprimer et transmettre parfaitement ses sensations à son entraineur. Il faut toujours s'adapter au moment présent, et je pense qu'il n'y a rien de plus dangereux que le copier/coller. L'étendue du travail de coach est plus vaste de nos jours puisque nous devons protéger les athlètes de sollicitations dont nous ne souffrions pas quand j'étais pro. L'exposition médiatique et l'impact des réseaux sociaux ont changé un peu la donne, et nous forcent à travailler plus l'aspect mental. Avant, nous étions peut-être plus indépendants, plus "guerriers" et peut-être moins soumis à cette pression.

Quels sont tes principaux conseils pour aborder la course ?

Pour ce qui est du Courte Distance, la première chose à faire est de bien gérer la température de l'eau, toujours très froide sur cette course. Il est important d'y rentrer au bon moment et de s'échauffer avant. Quant à la montée de l'Alpe d'Huez, pour la plupart des participants il s'agit d'un effort d'une heure : c'est long et il faut bien répartir l'effort d'autant que les 7kms à pieds qui suivent sont difficiles.

Rendez-vous dans deux semaines !

L'équipe d'organisation.



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