Behind the scenes, deuxième épisode. Le Triathlon de l’Alpe d’Huez mobilise une vaste équipe d’organisation chaque année mais compte également sur le soutien de nombreux acteurs externes qui jouent un rôle clé dans la mise en place du Festival du Triathlon. Parmi eux, Céline Perrillon, de l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez.

 

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Céline PERRILLON, je travaille à l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez. J’occupe le poste d’attachée de presse.

Je suis originaire de la région stéphanoise et je vis sur la station depuis plus de 20 ans.

En 2012, j’ai participé au Triathlon M en relai où j’ai fait la partie vélo. J’en garde d’ailleurs un super souvenir. Je m’étais inscrite l’année dernière pour le faire entièrement… Je me suis entraînée surtout en natation, mon gros point faible. À un mois de l’événement, je suis allée nager en eaux profondes, au milieu du Lac d’Annecy pour me familiariser à ce milieu aquatique et là… crise de panique dans l’eau. Je ne voyais rien, je n’avais plus aucun repère. L’eau n’est pas du tout mon élément et mon niveau de natation étant trop faible, j’ai dû renoncer… Quelle déception !

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

Je les ai toutes vécues depuis le début, suivant l’évolution de l’organisation.

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

Mon travail consiste à valoriser L’Alpe d’Huez auprès des médias… Le triathlon fait donc partie des événements qui mettent en avant le dynamisme de la station. Nous accueillons les journalistes sur site. C’est principalement de la presse spécialisée. Les journalistes régionaux répondent présents aussi, il est même arrivé qu’ils prennent part à l’épreuve et qu’ils rédigent un article en immersion.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Offrir une belle visibilité médiatique de l’événement, proposer un accueil personnalisé, soigné et professionnel aux journalistes présents. Par exemple, on met à disposition de la presse un motard et une moto pour couvrir la totalité de l’épreuve, faire des photos et des interviews… On est vraiment là pour leur faciliter le travail et qu’ils puissent retranscrire l’événement de la plus belle des façons.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

J’ai toujours des frissons au départ de la natation qui est spectaculaire mais ce que je préfère c’est être sur la ligne d’arrivée et voir les expressions sur le visage des triathlètes. On y lit beaucoup de souffrance bien sûr car c’est une discipline exigeante mais aussi et surtout beaucoup de joie et de fierté d’être allé jusqu’au bout.

 

As-tu une anecdote à partager ?

J’ai proposé à un journaliste belge qui était déjà venu découvrir la station l’hiver de participer au Triathlon L pour faire un sujet en immersion l’été dernier. Il avait déjà fait le Triathlon L de l’Alpe d’Huez mais à titre personnel et surtout dans des conditions météo dantesques… je voulais donc qu’il puisse apprécier l’épreuve, et la beauté des paysages à leurs justes valeurs. Il a accepté notre invitation mais il faisait très chaud. Le journaliste a franchi la ligne d’arrivée et a fait un malaise… il a été immédiatement pris en charge par l’équipe de secouristes présente sur place. Je l’ai accompagné à son hôtel. Je me sentais vraiment mal de l’avoir « embarqué » dans cette aventure et là il m’a souri en me disant qu’il avait adoré et que son article s’arrêterait au franchissement de la ligne d’arrivée… (Article de Bazar Magazin sur l’édition 2019)

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

C’est vraiment la fête du triathlon. Il y a des épreuves pour tous les profils et tous les âges. J’adore l’épreuve des enfants, surtout celle les pupilles. Haut comme trois pommes, ils savent tout juste nager, leur vélo est souvent trop grand pour eux. Ils sont trop mignons. Ils doivent aussi souvent faire face au stress de leurs parents…

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Je ferais une épreuve pour les nuls ou une épreuve qui s’appellerait « mon premier triathlon » avec un triple effort plus « accessible » : 500 mètres de natation, une vingtaine de km à vélo et 5 km de course à pied.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je serai sur la station et j’aurai une pensée pour cet événement que j’affectionne tant et aussi une pensée pour Cyrille et Laurence qui organisent ces épreuves avec passion.

 

Céline Périllon Alpe d'Huez
Céline Perrillon (au centre), attachée de presse de l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez