Dans notre galerie de portraits ‘Behind the Scenes’, impossible de ne pas y faire figurer l’une des voix du Triathlon de l’Alpe d’Huez, un acteur central dans le dispositif de l’organisation et un speaker emblématique du Triathlon en France. Aux côtés de Vicky Pieniazek avec qui il partage le micro, Christophe Dallery anime depuis plus de 10 ans l’épreuve… les souvenirs abondent !

 

Qui es-tu ? 

Christophe DALLERY, 51 ans. Ingénieur de formation je me suis reconverti en 2014 et je suis maintenant animateur – speaker – maître de cérémonies à plein temps. J’habite aux portes du Beaujolais. J’ai couru mon 1er triathlon en 1992, mon  1er marathon en 1994 et mon 1er Ironman en 1996.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

Je suis arrivé lors de la 2ème édition et j’en ai donc 13 à mon actif ; mais c’est une histoire qui ne fait que commencer !

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

J’avais co-animé des épreuves avec Eric Le Pallemec qui, lors des premières éditions, travaillait avec Cyrille et Laurence. Avec l’ajout d’une course et l’internationalisation rapide de l’évènement il m’a proposé de rejoindre l’équipe où j’ai travaillé 11 ans en duo avec Hervé puis maintenant depuis 2 ans avec Vicky.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Ma mission est triple :

Transmettre des informations à la fois sportives et pratiques aux différentes personnes présentes : organisateurs, bénévoles, prestataires, partenaires, exposants et bien sûr athlètes et spectateurs

Mettre en valeur les partenaires et exposants notamment à travers des interviews et conférences

Et bien évidemment mettre en avant les performances des athlètes tout au long des courses et créer une communion avec le public pour que, du 1er au dernier, ils gardent en mémoire leur exploit et sa célébration

Je rajouterai une mission « spot » mais que j’aime beaucoup qui est d’accompagner les coureurs sur la reconnaissance du parcours course à pied le mercredi matin.

Ce qui est génial dans ces missions c’est que tu partages beaucoup d’émotions avec tout le monde et que tu aides les athlètes à se sublimer pour franchir la ligne.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

Un bon souvenir … tu rigoles j’espère.
Des bons souvenirs j’en ai 30 000 au moins.

Comment oublier ces sourires sur la ligne d’arrivée, ces « checks » et autres accolades avec les Finishers, cette joie et cette satisfaction sur leur visage et ceux de leur famille ?

Comment oublier ces fous rires avec les collègues, le DJ, les bénévoles, ces spectateurs qui chantent, dansent, hurlent tous les jours et souvent tard le soir du L?

 

As-tu une anecdote à partager ?

Je me souviens d’une édition où la météo avait été maussade toute la semaine (cela s’est produit 1 seule fois en 13 ans !) ; la zone d’arrivée était sur le circuit ; 2011 ?
Il faisait nuit, nous attendions le dernier triathlète, un New Yorkais de 72 ans ; son épouse était inquiète. Quand il est arrivé, malgré leur journée éprouvante, c’est près de 80 bénévoles qui sont venus l’accueillir avec une haie d’honneur ; son épouse pleurait quand Laurence et Cyrille ont remis sa médaille et son tee-shirt à ce Finisher. Il était lui aussi très ému et a prononcé une seule phrase : « you are amazing ! ».

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Sans hésiter la convivialité et l’amitié.

Nous vivons toute une semaine comme une grande famille dans la station et tous les jours tu croises des triathlètes et leurs accompagnants. Il y a un partage de moments de vie et la course est un défi plus qu’une compétition et tout le monde s’entraide et s’encourage.

Et puis il y a cette famille particulière des bénévoles : c’est un peu comme une cousinade géante où tout le monde travaille dur plusieurs jours de suite mais où les rigolades sont quotidiennes et le « point chaud » un lieu de vie indispensable et incontournable.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Tous les ans, Laurence et Cyrille travaillent pour améliorer l’évènement en prenant en compte les remarques de l’enquête de satisfaction et c’est une très bonne chose.

Pour donner un peu de « piquant » à la semaine, pourquoi ne pas créer 2 challenges avec un trophée complémentaire type « challenge court » pour ceux qui réalisent le duathlon + le triathlon M et un « challenge triathlon » pour ceux qui enchainent les triathlons L et M.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je ne sais pas encore vraiment.
Peut-être en train de monter l’Alpe à vélo puisque si j’ai déjà fait cette montée plus de 50 fois en voiture ou en moto je ne l’ai encore jamais faite sur mon vélo …

 

 

Christophe Dallery Alpe d'Huez Triathlon