Il est l’instigateur du ‘Team Belgium’, notre équipe de bénévoles venue de Bruxelles, qui chaque année prépare au millimètre le parc de transition du Triathlon de l’Alpe d’Huez. René Moreau est une figure de l’évènement, un passionné de triathlon qui incarne à merveille l’esprit de famille de l’organisation… la personne idéale pour clore notre série d’interviews ‘Behind the scenes’.

 

Qui es-tu ? 

Je suis René Moreau, 61 ans, retraité du service de sécurité de l’OTAN à Bruxelles. J’habite en Belgique depuis plus de 30 ans étant originaire du Canada. J’ai commencé par faire du hockey sur glace avant de faire de l’aviron de haut niveau. Après mes années de compétition en aviron j’ai débuté le triathlon par hasard en 1986 sur la première édition du triathlon de l’OTAN et depuis je n’ai cessé de pratiquer. J’ai 5 Ironman au compteur et presque 300 triathlons d’accomplis.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

J’ai participé à deux éditions avant d’être intégré dans le groupe bénévoles de Laurence et Cyrille Neveu et donc cette année aurait dû être mon 14ième triathlon de l’alpe d’Huez n’ayant pas pu participer à la première édition.

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

C’est Bruno Boukobza, collaborateur de Cyrille et responsable chez IMG que j’avais rencontré lors du Tri-City-Triathlon, qui m’a montré la voie vers l’alpe d’Huez. L’épreuve prenait de l’ampleur et il m’a demandé de me joindre à l’aventure via mes connaissances linguistiques.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Au début nous étions responsables de la zone de transition au Lac du Verney (barrage EDF). Nous faisions le montage du parc, le placement des barrières et des visuels ainsi que la sortie de l’eau des participants lors des épreuves avant d’entamer la remise en ordre du site. Ensuite les organisateurs nous ont demandé de reprendre la gestion de la zone de transition à l’Alpe d’Huez tout en conservant l’aide aux participants à la sortie de l’eau. Vu l’ampleur que prenaient les épreuves j’ai fait appel à d’autres membres de notre club de triathlon de Bruxelles pour venir me prêter main forte et c’est ainsi qu’est né le team Belgium de l’Alpe d’Huez.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

En tant que participant ; d’avoir pu monter l’Alpe d’Huez sans mettre pied à terre. Il faut savoir que je n’ai pas du tout le profil d’un grimpeur… Comme bénévole c’est le départ natation au barrage qui est toujours le moment le plus intense et le plus stressant car c’est à ce moment précis que l’on se rend compte de la magie de l’endroit.

 

As-tu une anecdote à partager ?

En 12 ans de bénévolat il y en a eu un nombre certain. La plus incroyable s’est déroulée sur une édition lors de la natation ; le bateau de secours EDF nous avait rapporté une combinaison néoprène sans nageur…  Un des participants avait enlevé sa combinaison pendant la natation et l’avait abandonnée dans l’eau. L’équipe de secours nous l’a donc rapportée. Malheureusement l’athlète a été disqualifié à sa sortie de l’eau car la combinaison est généralement obligatoire et il est formellement interdit d’abandonner quoi que ce soit pendant la course.

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Personnellement, avec le team Belgium l’équipe des bénévoles est devenue une bande d’amis. C’est vrai que le travail est dur et que les journées sont longues mais se retrouver une semaine ensemble pour in fine voir le sourire sur les visages des finishers à l’arrivée est une récompense extraordinaire.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Si l’organisation pouvait trouver un moyen aisé et sécurisé pour que les participants puissent plus facilement rejoindre le Lac du Verney à partir de l’Alpe d’Huez ce serait certainement un plus tout comme la fermeture de la montée de l’alpe pour les voitures lors du Triathlon M.

 

 

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