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'Behind the scenes' avec René Moreau

Il est l’instigateur du ‘Team Belgium’, notre équipe de bénévoles venue de Bruxelles, qui chaque année prépare au millimètre le parc de transition du Triathlon de l’Alpe d’Huez. René Moreau est une figure de l’évènement, un passionné de triathlon qui incarne à merveille l’esprit de famille de l’organisation… la personne idéale pour clore notre série d’interviews ‘Behind the scenes’.

 

Qui es-tu ? 

Je suis René Moreau, 61 ans, retraité du service de sécurité de l’OTAN à Bruxelles. J’habite en Belgique depuis plus de 30 ans étant originaire du Canada. J’ai commencé par faire du hockey sur glace avant de faire de l’aviron de haut niveau. Après mes années de compétition en aviron j’ai débuté le triathlon par hasard en 1986 sur la première édition du triathlon de l’OTAN et depuis je n’ai cessé de pratiquer. J’ai 5 Ironman au compteur et presque 300 triathlons d’accomplis.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

J’ai participé à deux éditions avant d’être intégré dans le groupe bénévoles de Laurence et Cyrille Neveu et donc cette année aurait dû être mon 14ième triathlon de l’alpe d’Huez n’ayant pas pu participer à la première édition.

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

C’est Bruno Boukobza, collaborateur de Cyrille et responsable chez IMG que j’avais rencontré lors du Tri-City-Triathlon, qui m’a montré la voie vers l’alpe d’Huez. L’épreuve prenait de l’ampleur et il m’a demandé de me joindre à l’aventure via mes connaissances linguistiques.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Au début nous étions responsables de la zone de transition au Lac du Verney (barrage EDF). Nous faisions le montage du parc, le placement des barrières et des visuels ainsi que la sortie de l’eau des participants lors des épreuves avant d’entamer la remise en ordre du site. Ensuite les organisateurs nous ont demandé de reprendre la gestion de la zone de transition à l’Alpe d’Huez tout en conservant l’aide aux participants à la sortie de l’eau. Vu l’ampleur que prenaient les épreuves j’ai fait appel à d’autres membres de notre club de triathlon de Bruxelles pour venir me prêter main forte et c’est ainsi qu’est né le team Belgium de l’Alpe d’Huez.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

En tant que participant ; d’avoir pu monter l’Alpe d’Huez sans mettre pied à terre. Il faut savoir que je n’ai pas du tout le profil d’un grimpeur… Comme bénévole c’est le départ natation au barrage qui est toujours le moment le plus intense et le plus stressant car c’est à ce moment précis que l’on se rend compte de la magie de l’endroit.

 

As-tu une anecdote à partager ?

En 12 ans de bénévolat il y en a eu un nombre certain. La plus incroyable s’est déroulée sur une édition lors de la natation ; le bateau de secours EDF nous avait rapporté une combinaison néoprène sans nageur…  Un des participants avait enlevé sa combinaison pendant la natation et l’avait abandonnée dans l’eau. L’équipe de secours nous l’a donc rapportée. Malheureusement l’athlète a été disqualifié à sa sortie de l’eau car la combinaison est généralement obligatoire et il est formellement interdit d’abandonner quoi que ce soit pendant la course.

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Personnellement, avec le team Belgium l’équipe des bénévoles est devenue une bande d’amis. C’est vrai que le travail est dur et que les journées sont longues mais se retrouver une semaine ensemble pour in fine voir le sourire sur les visages des finishers à l’arrivée est une récompense extraordinaire.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Si l’organisation pouvait trouver un moyen aisé et sécurisé pour que les participants puissent plus facilement rejoindre le Lac du Verney à partir de l’Alpe d’Huez ce serait certainement un plus tout comme la fermeture de la montée de l’alpe pour les voitures lors du Triathlon M.

 

 

rené moreau triathlon de l'alpe d'huez team belgium


Christophe Dallery Alpe d'Huez Triathlon

'Behind the scenes' avec Christophe Dallery

Dans notre galerie de portraits ‘Behind the Scenes’, impossible de ne pas y faire figurer l’une des voix du Triathlon de l’Alpe d’Huez, un acteur central dans le dispositif de l’organisation et un speaker emblématique du Triathlon en France. Aux côtés de Vicky Pieniazek avec qui il partage le micro, Christophe Dallery anime depuis plus de 10 ans l’épreuve… les souvenirs abondent !

 

Qui es-tu ? 

Christophe DALLERY, 51 ans. Ingénieur de formation je me suis reconverti en 2014 et je suis maintenant animateur – speaker – maître de cérémonies à plein temps. J’habite aux portes du Beaujolais. J’ai couru mon 1er triathlon en 1992, mon  1er marathon en 1994 et mon 1er Ironman en 1996.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

Je suis arrivé lors de la 2ème édition et j’en ai donc 13 à mon actif ; mais c’est une histoire qui ne fait que commencer !

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

J’avais co-animé des épreuves avec Eric Le Pallemec qui, lors des premières éditions, travaillait avec Cyrille et Laurence. Avec l’ajout d’une course et l’internationalisation rapide de l’évènement il m’a proposé de rejoindre l’équipe où j’ai travaillé 11 ans en duo avec Hervé puis maintenant depuis 2 ans avec Vicky.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Ma mission est triple :

Transmettre des informations à la fois sportives et pratiques aux différentes personnes présentes : organisateurs, bénévoles, prestataires, partenaires, exposants et bien sûr athlètes et spectateurs

Mettre en valeur les partenaires et exposants notamment à travers des interviews et conférences

Et bien évidemment mettre en avant les performances des athlètes tout au long des courses et créer une communion avec le public pour que, du 1er au dernier, ils gardent en mémoire leur exploit et sa célébration

Je rajouterai une mission « spot » mais que j’aime beaucoup qui est d’accompagner les coureurs sur la reconnaissance du parcours course à pied le mercredi matin.

Ce qui est génial dans ces missions c’est que tu partages beaucoup d’émotions avec tout le monde et que tu aides les athlètes à se sublimer pour franchir la ligne.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

Un bon souvenir … tu rigoles j’espère.
Des bons souvenirs j’en ai 30 000 au moins.

Comment oublier ces sourires sur la ligne d’arrivée, ces « checks » et autres accolades avec les Finishers, cette joie et cette satisfaction sur leur visage et ceux de leur famille ?

Comment oublier ces fous rires avec les collègues, le DJ, les bénévoles, ces spectateurs qui chantent, dansent, hurlent tous les jours et souvent tard le soir du L?

 

As-tu une anecdote à partager ?

Je me souviens d’une édition où la météo avait été maussade toute la semaine (cela s’est produit 1 seule fois en 13 ans !) ; la zone d’arrivée était sur le circuit ; 2011 ?
Il faisait nuit, nous attendions le dernier triathlète, un New Yorkais de 72 ans ; son épouse était inquiète. Quand il est arrivé, malgré leur journée éprouvante, c’est près de 80 bénévoles qui sont venus l’accueillir avec une haie d’honneur ; son épouse pleurait quand Laurence et Cyrille ont remis sa médaille et son tee-shirt à ce Finisher. Il était lui aussi très ému et a prononcé une seule phrase : « you are amazing ! ».

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Sans hésiter la convivialité et l’amitié.

Nous vivons toute une semaine comme une grande famille dans la station et tous les jours tu croises des triathlètes et leurs accompagnants. Il y a un partage de moments de vie et la course est un défi plus qu’une compétition et tout le monde s’entraide et s’encourage.

Et puis il y a cette famille particulière des bénévoles : c’est un peu comme une cousinade géante où tout le monde travaille dur plusieurs jours de suite mais où les rigolades sont quotidiennes et le « point chaud » un lieu de vie indispensable et incontournable.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Tous les ans, Laurence et Cyrille travaillent pour améliorer l’évènement en prenant en compte les remarques de l’enquête de satisfaction et c’est une très bonne chose.

Pour donner un peu de « piquant » à la semaine, pourquoi ne pas créer 2 challenges avec un trophée complémentaire type « challenge court » pour ceux qui réalisent le duathlon + le triathlon M et un « challenge triathlon » pour ceux qui enchainent les triathlons L et M.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je ne sais pas encore vraiment.
Peut-être en train de monter l’Alpe à vélo puisque si j’ai déjà fait cette montée plus de 50 fois en voiture ou en moto je ne l’ai encore jamais faite sur mon vélo …

 

 

Christophe Dallery Alpe d'Huez Triathlon


'Behind the scenes' avec Pierre-Alain Bonsacquet

Et de trois ! Nous restons à l’Alpe d’Huez pour la troisième rencontre ‘Behind the Scenes’, avec l’interview de Pierre-Alain Bonsacquet, un fidèle parmi les fidèles de l’organisation du Triathlon de l’Alpe d’Huez. Le responsable de la course à pied a vécu toute l’histoire de l’épreuve, et partage son regard de triathlète passionné sur la course.

 

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Pierre-Alain Bonsacquet, mais dans le monde du triathlon, on me surnomme ‘Bilbo’, d’après Bilbon Sacquet, le personnage de Tolkien dans ‘The Hobbit’. Je suis un jeune de 45 ans originaire de Besançon. Je me suis fait adopter définitivement par les huizats il y a deux ans et j’exerce le métier de technicien de maintenance à l’Hôtel Résidence Daria I Nor à l’Alpe d’Huez. Triathlète depuis 2005 sur toutes distances, j’ai participé six fois à des épreuves Challenge sur distance Ironman (5 fois Roth / 1 fois Barcelone).

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

Pour être certain de ne pas en oublier, je suis de l’aventure depuis la première édition, j’ai donc 14 éditions au compteur. J’ai également pris le départ à trois reprises du Triathlon de l’Alpe d’Huez, sur la distance M.

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

Mon histoire avec cette épreuve est le fruit de la rencontre avec Cyrille Neveu sur l’Embrunman en 2004, de ces quelques échanges en toute simplicité entre ce Champion du Monde de Triathlon et le triathlète novice que j’étais. Une visite à l’Alpe d’Huez avec un accueil chaleureux, une nuit passée chez la famille Neveu et voici comment 15 ans plus tard, je suis toujours un fidèle bénévole mais aussi ami de Laurence et Cyrille, ainsi que résident permanent à l’Alpe d’Huez.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Depuis quelques années, Laurence et Cyrille m’ont confié la gestion du parcours de course à pied. Cette mission consiste en amont de l’épreuve, à mettre en place tout le balisage (fléchage, bornes kilométriques, banderolage, demi-tour). Le jour de la course, mon équipe assure en priorité la sécurité, sur les passages les plus problématiques (le rond-point de l’Europe à la sortie du parc à vélos par exemple), et je dois m’assurer du bon fonctionnement global du parcours long de 6,5km. Des vététistes assurent les ouvertures de course des trois premiers hommes et femmes.

Le bon côté de mon poste réside dans ma présence au cœur de la course qui me permet de vivre la compétition au plus près. La sécurité des spectateurs et des coureurs étant primordiale, il faut être très concentré lors des trois courses.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

Vous imaginez qu’en 14 années, les bons souvenirs sont nombreux et il est complexe d’en choisir un. Au-delà de la satisfaction de contribuer au bonheur des participants et de la convivialité partagée avec les nombreux bénévoles rencontrés, je privilégierai un moment particulier que j’ai fortement apprécié. Lors de la victoire de Victor Del Corral sous des trombes d’eau et dans le froid en 2011, j’ai eu la chance d’ouvrir la course à pied en VTT. Dès la ligne d’arrivée franchie en vainqueur, il est venu spontanément me tomber dans les bras pour me remercier de l’avoir encouragé lors des 21 kilomètres. Cet instant de partage avec un grand nom du Triathlon m’a fait plaisir.

 

As-tu une anecdote à partager ?

J’en ai une assez personnelle. Comme pour les bons souvenirs, quatorze éditions permettraient l’écriture d’un imposant recueil. Avant de bénéficier d’une équipe de quatre bénévoles à temps plein durant l’événement pour la course à pied, je remplissais seul ma mission. Cela m’a occasionné quelques frayeurs lors d’une édition où je me suis retrouvé à mettre en place in extremis le demi-tour au lieu-dit ‘la Pierre Ronde’ sur la route de Sarenne, alors que le premier coureur arrivait avec la moto assurant le retransmission TV. Apercevant le coureur à cent mètres, je me suis empressé de disposer la tente servant de référence mais pour éviter d’être filmé, je ne l’ai pas dressée et suis resté recroquevillé dessous lors du passage du coureur. Aujourd’hui, nous avons beaucoup progressé dans nos plannings !

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Ce que j’apprécie, c’est l’esprit convivial qui ressort sur un triathlon d’envergure internationale où des triathlètes de très haut niveau partagent leur passion avec tous les participants en toute simplicité.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Ayant eu la chance de participer au Challenge Roth où l’ambiance est tout simplement énorme sur l’ensemble du parcours, je rêverais de créer deux spots sur le parcours de course à pied où se masseraient des centaines de spectateurs pour mettre le feu et porter les coureurs dans leur effort.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

J’aurai la chance d’être à l’Alpe d’Huez, puisque j’y réside. Je serai en compagnie de la famille Neveu et de quelques bénévoles présents malgré l’annulation de la course. Nous en profiterons évidemment pour faire malgré tout la fête en petit comité et reconnaître tous les parcours et sites de course que certains ne connaissent pas. Nous préparerons d’ores et déjà la 15ème édition qui s’annonce encore plus forte.

 

Pierre Alain Bonsacquet


Céline Périllon Alpe d'Huez

'Behind the scenes' avec Céline Perrillon

Behind the scenes, deuxième épisode. Le Triathlon de l’Alpe d’Huez mobilise une vaste équipe d’organisation chaque année mais compte également sur le soutien de nombreux acteurs externes qui jouent un rôle clé dans la mise en place du Festival du Triathlon. Parmi eux, Céline Perrillon, de l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez.

 

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Céline PERRILLON, je travaille à l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez. J’occupe le poste d’attachée de presse.

Je suis originaire de la région stéphanoise et je vis sur la station depuis plus de 20 ans.

En 2012, j’ai participé au Triathlon M en relai où j’ai fait la partie vélo. J’en garde d’ailleurs un super souvenir. Je m’étais inscrite l’année dernière pour le faire entièrement… Je me suis entraînée surtout en natation, mon gros point faible. À un mois de l’événement, je suis allée nager en eaux profondes, au milieu du Lac d’Annecy pour me familiariser à ce milieu aquatique et là… crise de panique dans l’eau. Je ne voyais rien, je n’avais plus aucun repère. L’eau n’est pas du tout mon élément et mon niveau de natation étant trop faible, j’ai dû renoncer… Quelle déception !

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

Je les ai toutes vécues depuis le début, suivant l’évolution de l’organisation.

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

Mon travail consiste à valoriser L’Alpe d’Huez auprès des médias… Le triathlon fait donc partie des événements qui mettent en avant le dynamisme de la station. Nous accueillons les journalistes sur site. C’est principalement de la presse spécialisée. Les journalistes régionaux répondent présents aussi, il est même arrivé qu’ils prennent part à l’épreuve et qu’ils rédigent un article en immersion.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Offrir une belle visibilité médiatique de l’événement, proposer un accueil personnalisé, soigné et professionnel aux journalistes présents. Par exemple, on met à disposition de la presse un motard et une moto pour couvrir la totalité de l’épreuve, faire des photos et des interviews… On est vraiment là pour leur faciliter le travail et qu’ils puissent retranscrire l’événement de la plus belle des façons.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

J’ai toujours des frissons au départ de la natation qui est spectaculaire mais ce que je préfère c’est être sur la ligne d’arrivée et voir les expressions sur le visage des triathlètes. On y lit beaucoup de souffrance bien sûr car c’est une discipline exigeante mais aussi et surtout beaucoup de joie et de fierté d’être allé jusqu’au bout.

 

As-tu une anecdote à partager ?

J’ai proposé à un journaliste belge qui était déjà venu découvrir la station l’hiver de participer au Triathlon L pour faire un sujet en immersion l’été dernier. Il avait déjà fait le Triathlon L de l’Alpe d’Huez mais à titre personnel et surtout dans des conditions météo dantesques… je voulais donc qu’il puisse apprécier l’épreuve, et la beauté des paysages à leurs justes valeurs. Il a accepté notre invitation mais il faisait très chaud. Le journaliste a franchi la ligne d’arrivée et a fait un malaise… il a été immédiatement pris en charge par l’équipe de secouristes présente sur place. Je l’ai accompagné à son hôtel. Je me sentais vraiment mal de l’avoir « embarqué » dans cette aventure et là il m’a souri en me disant qu’il avait adoré et que son article s’arrêterait au franchissement de la ligne d’arrivée… (Article de Bazar Magazin sur l’édition 2019)

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

C’est vraiment la fête du triathlon. Il y a des épreuves pour tous les profils et tous les âges. J’adore l’épreuve des enfants, surtout celle les pupilles. Haut comme trois pommes, ils savent tout juste nager, leur vélo est souvent trop grand pour eux. Ils sont trop mignons. Ils doivent aussi souvent faire face au stress de leurs parents…

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Je ferais une épreuve pour les nuls ou une épreuve qui s’appellerait « mon premier triathlon » avec un triple effort plus « accessible » : 500 mètres de natation, une vingtaine de km à vélo et 5 km de course à pied.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je serai sur la station et j’aurai une pensée pour cet événement que j’affectionne tant et aussi une pensée pour Cyrille et Laurence qui organisent ces épreuves avec passion.

 

Céline Périllon Alpe d'Huez
Céline Perrillon (au centre), attachée de presse de l’Office de Tourisme de l’Alpe d’Huez


Maxime Gondoux Triathlon Alpe d'Huez

'Behind the scenes' avec Maxime Gondoux

Mois de Juillet. L’été est désormais bel et bien lancé, et pourtant tout est différent. Alors que les triathlètes et la course accaparent habituellement la communication du Triathlon de l’Alpe d’Huez durant les semaines précédant l’évènement, nous avons décidé cette année de présenter l’épreuve à travers une série d’interviews de quelques personnages représentatifs de notre petite communauté (pour ne pas dire famille) haute en couleurs et en diversité. Nous ouvrons cette série ‘Behind the scenes’ avec Maxime Gondoux, un visage incontournable de la course !

 

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Maxime Gondoux, j’ai 28 ans et je suis né à Saint Martin d’Hères en Isère. Je suis prestataire dans l’évènementiel depuis 8 ans, spécialisé dans la gestion de bénévoles et la logistique. Malgré mon attachement au triathlon je ne suis pas triathlète.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

J’ai vécu l’ensemble des éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez… 14 éditions !

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

J’ai commencé à l’âge de 13 ans en tant que bénévole sur un ravitaillement et j’ai directement aimé la relation avec l’ensemble des participants (athlètes, bénévoles, organisateurs etc…) et l’ambiance générale de l’évènement. Cette première participation représente pour moi le début symbolique de ma carrière professionnelle. J’ai continué en tant que bénévole pendant plusieurs années, notamment comme responsable du ravitaillement de la Garde, puis en 2010 je suis devenu stagiaire et depuis 2014 je suis prestataire au sein de l’équipe d’organisation.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Je suis le responsable de l’équipe bénévole qui est formée chaque année pour permettre la réalisation de l’évènement. Les enjeux de ce poste sont principalement de trouver en amont un nombre suffisant de bénévoles permettant une organisation optimale des courses et pendant l’évènement de réussir à coordonner tous les volontaires afin que chacun apporte sa pierre à l’édifice tout en veillant à garantir une bonne ambiance dans l’équipe.

Cette responsabilité permet de travailler avec un groupe de personnes toutes différentes de par leurs expériences et leurs particularités, et d’être au cœur de l’action en coordonnant l’activité des bénévoles avec celle de l’ensemble des autres équipes (organisateurs, arbitres, secouristes, chronométreurs etc…). C’est à chaque fois un défi très excitant à relever et cela m’enrichit autant sur le plan personnel que professionnel.

Les seuls inconvénients sont qu’en période opérationnelle (du montage au démontage), il s’agit d’un travail qui ne s’arrête jamais : on doit être en permanence disponible pour régler les problèmes inhérents à un évènement et à la gestion d’une telle équipe.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

Chaque année le plus beau souvenir que je garde du Triathlon est l’arrivée du dernier participant lors du Triathlon L. C’est un moment où tous les membres de l’organisation, les bénévoles, les exposants, les spectateurs et les athlètes encore présent sur le site se rassemblent et forment une haie d’honneur sur la ligne d’arrivée pour accueillir l’ultime finisher de la course. C’est pour moi un moment très émouvant et important car il montre à quel point chaque athlète est important et méritant.

Côté mauvais souvenirs d’organisation, je me souviens en particulier de l’année 2011, où une grande partie de l’épreuve longue distance a eu lieu sous un déluge de pluie et dans le froid. Ce fut une journée épuisante pour tout le monde.  

 

As-tu une anecdote à partager ?

C’est grâce au Triathlon que j’ai rencontré ma compagne, en 2015. Elle intégrait notre équipe et fût affecté à la remise des dossards. Depuis nous participons chaque année à l’évènement, elle en tant que bénévole en charge du protocole et moi en tant que prestataire. C’est devenu un rendez-vous dont la dimension dépasse largement le cadre professionnel. Cette année nous aurions dû fêter le 1er août notre 5ème année ensemble et notre 6ème édition du Triathlon. Ce n’est que partie remise.

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Pour moi, ce qui caractérise le Triathlon de l’Alpe d’Huez est son esprit convivial et familial. On constate que chaque année, de plus en plus d’athlètes, de bénévoles et même des prestataires viennent participer à l’évènement avec leur famille et / ou leurs amis. Je pense qu’au fil du temps l’organisation a réussi à créer cet esprit en proposant une semaine de courses et d’animations ouvertes à tous. En ce qui concerne les bénévoles, nous essayons de créer un esprit d’équipe en accueillant tout le monde lors d’une soirée d’ouverture puis sur l’ensemble de la semaine tous les bénévoles présents sur l’Alpe d’Huez se retrouvent au « Point Chaud » (le catering de l’évènement) matin, midi et soir. Pour finir nous organisons une soirée de clôture afin de remercier l’ensemble des équipes et de partager un moment festif hors de l’intensité de l’organisation. Nous sommes une sorte de famille du Triathlon de l’Alpe d’Huez et nous nous retrouvons chaque année avec plaisir.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Pour la sécurité et le confort de tous l’idéal serait de pouvoir fermer l’ensemble des routes composant les différents parcours. Malheureusement, cela n’est pas possible car les itinéraires empruntent certains axes de circulation vitaux pour la vallée et il est impossible pour les autorités de les bloquer plusieurs jours pour le Triathlon.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je serai à l’Alpe d’Huez avec des amis qui souhaitaient participer à l’évènement 2020 en tant que bénévoles. Nous allons profiter des activités de la station et certainement trinquer avec Cyrille Neveu et Laurence Maire en pensant à la belle édition 2021 qui se profile.

 

Maxime Gondoux Triathlon Alpe d'Huez