Mois de Juillet. L’été est désormais bel et bien lancé, et pourtant tout est différent. Alors que les triathlètes et la course accaparent habituellement la communication du Triathlon de l’Alpe d’Huez durant les semaines précédant l’évènement, nous avons décidé cette année de présenter l’épreuve à travers une série d’interviews de quelques personnages représentatifs de notre petite communauté (pour ne pas dire famille) haute en couleurs et en diversité. Nous ouvrons cette série ‘Behind the scenes’ avec Maxime Gondoux, un visage incontournable de la course !

 

Qui es-tu ? 

Je m’appelle Maxime Gondoux, j’ai 28 ans et je suis né à Saint Martin d’Hères en Isère. Je suis prestataire dans l’évènementiel depuis 8 ans, spécialisé dans la gestion de bénévoles et la logistique. Malgré mon attachement au triathlon je ne suis pas triathlète.

 

Combien d’éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez as-tu vécu ?

J’ai vécu l’ensemble des éditions du Triathlon de l’Alpe d’Huez… 14 éditions !

 

Comment en es-tu arrivé à faire partie de l’aventure ?

J’ai commencé à l’âge de 13 ans en tant que bénévole sur un ravitaillement et j’ai directement aimé la relation avec l’ensemble des participants (athlètes, bénévoles, organisateurs etc…) et l’ambiance générale de l’évènement. Cette première participation représente pour moi le début symbolique de ma carrière professionnelle. J’ai continué en tant que bénévole pendant plusieurs années, notamment comme responsable du ravitaillement de la Garde, puis en 2010 je suis devenu stagiaire et depuis 2014 je suis prestataire au sein de l’équipe d’organisation.

 

Quelle est ta fonction dans l’évènement ? 

Je suis le responsable de l’équipe bénévole qui est formée chaque année pour permettre la réalisation de l’évènement. Les enjeux de ce poste sont principalement de trouver en amont un nombre suffisant de bénévoles permettant une organisation optimale des courses et pendant l’évènement de réussir à coordonner tous les volontaires afin que chacun apporte sa pierre à l’édifice tout en veillant à garantir une bonne ambiance dans l’équipe.

Cette responsabilité permet de travailler avec un groupe de personnes toutes différentes de par leurs expériences et leurs particularités, et d’être au cœur de l’action en coordonnant l’activité des bénévoles avec celle de l’ensemble des autres équipes (organisateurs, arbitres, secouristes, chronométreurs etc…). C’est à chaque fois un défi très excitant à relever et cela m’enrichit autant sur le plan personnel que professionnel.

Les seuls inconvénients sont qu’en période opérationnelle (du montage au démontage), il s’agit d’un travail qui ne s’arrête jamais : on doit être en permanence disponible pour régler les problèmes inhérents à un évènement et à la gestion d’une telle équipe.

 

Quel est ton meilleur souvenir de l’évènement ? 

Chaque année le plus beau souvenir que je garde du Triathlon est l’arrivée du dernier participant lors du Triathlon L. C’est un moment où tous les membres de l’organisation, les bénévoles, les exposants, les spectateurs et les athlètes encore présent sur le site se rassemblent et forment une haie d’honneur sur la ligne d’arrivée pour accueillir l’ultime finisher de la course. C’est pour moi un moment très émouvant et important car il montre à quel point chaque athlète est important et méritant.

Côté mauvais souvenirs d’organisation, je me souviens en particulier de l’année 2011, où une grande partie de l’épreuve longue distance a eu lieu sous un déluge de pluie et dans le froid. Ce fut une journée épuisante pour tout le monde.  

 

As-tu une anecdote à partager ?

C’est grâce au Triathlon que j’ai rencontré ma compagne, en 2015. Elle intégrait notre équipe et fût affecté à la remise des dossards. Depuis nous participons chaque année à l’évènement, elle en tant que bénévole en charge du protocole et moi en tant que prestataire. C’est devenu un rendez-vous dont la dimension dépasse largement le cadre professionnel. Cette année nous aurions dû fêter le 1er août notre 5ème année ensemble et notre 6ème édition du Triathlon. Ce n’est que partie remise.

 

De ton point de vue, depuis le cœur de l’organisation et avec ton expérience, qu’est-ce qui caractérise l’évènement ?

Pour moi, ce qui caractérise le Triathlon de l’Alpe d’Huez est son esprit convivial et familial. On constate que chaque année, de plus en plus d’athlètes, de bénévoles et même des prestataires viennent participer à l’évènement avec leur famille et / ou leurs amis. Je pense qu’au fil du temps l’organisation a réussi à créer cet esprit en proposant une semaine de courses et d’animations ouvertes à tous. En ce qui concerne les bénévoles, nous essayons de créer un esprit d’équipe en accueillant tout le monde lors d’une soirée d’ouverture puis sur l’ensemble de la semaine tous les bénévoles présents sur l’Alpe d’Huez se retrouvent au « Point Chaud » (le catering de l’évènement) matin, midi et soir. Pour finir nous organisons une soirée de clôture afin de remercier l’ensemble des équipes et de partager un moment festif hors de l’intensité de l’organisation. Nous sommes une sorte de famille du Triathlon de l’Alpe d’Huez et nous nous retrouvons chaque année avec plaisir.

 

Si tu pouvais, que changerais-tu dans l’organisation ou le programme des courses ?

Pour la sécurité et le confort de tous l’idéal serait de pouvoir fermer l’ensemble des routes composant les différents parcours. Malheureusement, cela n’est pas possible car les itinéraires empruntent certains axes de circulation vitaux pour la vallée et il est impossible pour les autorités de les bloquer plusieurs jours pour le Triathlon.

 

Où seras-tu et que feras-tu le 30 Juillet 2020, date originale du Triathlon L ?

Je serai à l’Alpe d’Huez avec des amis qui souhaitaient participer à l’évènement 2020 en tant que bénévoles. Nous allons profiter des activités de la station et certainement trinquer avec Cyrille Neveu et Laurence Maire en pensant à la belle édition 2021 qui se profile.

 

Maxime Gondoux Triathlon Alpe d'Huez