Partenaire historique du Triathlon de l’Alpe d’Huez, EDF est un acteur économique majeur de l’Oisans. Sur cette terre de montagne, l’entreprise exploite des installations hydroélectriques essentielles, notamment le barrage de Grand’Maison et le lac du Verney, où se déroule la natation. Mathieu Brousse, 36 ans et coordinateur planification dans l’équipe d’intervention mécanique du Bourg d’Oisans, participera au triathlon M. Interview.
Pourquoi avez-vous décidé de vous inscrire cette année au Triathlon de l’Alpe d’Huez ?
« Je travaille au Bourg d’Oisans après avoir exercé durant une dizaine d’années dans le nucléaire à EDF. J’ai souhaité me rapprocher de la montagne pour pratiquer mes sports favoris que sont le trail, le vélo, l’alpinisme ou encore le ski de randonnée. Je suis ainsi arrivé au Bourg d’Oisans il y a quatre ans. Chaque année, je vois passer les coureurs du Triathlon de l’Alpe d’Huez devant les fenêtres de mon bureau et je me dis à chaque fois qu’il faut que je participe un jour à cet événement. Au printemps, alors que j’échangeais avec Laurence Neveu au sujet du branchement électrique que nous mettons à disposition au pied de la montée de l’Alpe d’Huez pour le chronométrage, j’ai évoqué mon intérêt pour la course. Laurence m’a alors proposé de participer… et j’ai dit oui, forcément ! »
Vous travaillez pour EDF en Oisans, plus précisément au barrage de Grand’Maison et au pied des célèbres 21 lacets, et vous vivez également ici. Participer au Triathlon de l’Alpe d’Huez a-t-il une saveur particulière pour vous ?
« Oui, c’est une motivation supplémentaire de courir à la maison ! Nager dans le lac que je vois tous les jours, qui plus est un lac de montagne où la baignade est interdite tout le reste de l’année, a une dimension assez magique. Le parcours vélo passe devant mon lieu de travail et emprunte la mythique montée de l’Alpe d’Huez. La course à pied en haut, dans la station, me plaît également. Savoir que mes collègues d’EDF m’encourageront lorsque je passerai devant le bureau, c’est vraiment sympa ! »
Comment vous préparez-vous, étant tous les jours sur les lieux de l’événement ?
« Après avoir hésité entre les formats M et L, j’ai opté pour la plus petite distance. Je voudrais monter sur le format long l’année prochaine. Bien que je coure et roule régulièrement, je ne suis pas un triathlète aguerri ! Cet hiver et ce printemps, j’ai nagé en piscine, à Vaujany. J’ai fait beaucoup de sorties à vélo en Oisans et pas mal d’ascensions de l’Alpe d’Huez. Je connais bien les virages ! Quant à la course à pied, je la pratique toute l’année, le trail étant mon sport de prédilection. Mais je ne me prépare pas comme un triathlète de haut niveau, loin de là. Je fais du sport, mais à doses raisonnables. »
Que représente pour vous la montée de l’Alpe d’Huez ?
« Quand j’étais enfant, je regardais le vélo avec mon père. Il y avait deux montées légendaires : le Ventoux et l’Alpe d’Huez. Alors oui, les 21 virages font briller mes yeux ! Comme je travaille au pied de la montée, je peux la faire tous les soirs : c’est magique. Ceci dit, elle reste redoutable à chaque fois : elle est longue et les pourcentages sont terribles jusqu’à La Garde. C’est toujours un plaisir d’arriver en haut ! Mais l’Oisans offre de nombreux autres cols mythiques et je profite pleinement du territoire. Grâce à EDF, j’ai la chance de pouvoir travailler dans ce cadre exceptionnel. »